1er mai - Le muguet est-il si dangereux qu'il peut rendre aveugle ?

Le samedi 1er mai 2010 - Marcel Kinet


 
 
A écouter les discours tantôt surannés tantôt pathétiques entendus dans les divers meetings de ce 1er mai, Il y a des évidences que certains ne veulent pas voir. ou font semblant de ne pas voir. 
Passons encore sur les discours politiques que les partis néo-fédéralistes ont martelés : campagne oblige mais de la part des organisations syndicales, cela ne peut rendre que dubitatif.
 
Affirmer la primauté de l'économique et du social sur le communautaire, c'est oublier de dire notamment  que c'est un parti dit modéré, plus socio-économique que communautaire, le VLD qui a eu raison de ce gouvernement sur un problème " communautaire" et encore plus oublier de dire que l'avenir de la Wallonie est étroitement lié à l’avenir de cet Etat belge or celui-ci est moribond, son fédéralisme est moribond.

 

Plus encore, ce fédéralisme que certains, ceux là  même qui sont prêts à toutes les concessions "munichoises" sur le communautaire, veulent encore nous  faire accroire qu'il reste le seul chemin pour sauver nos emplois, notre sécurité sociale, notre niveau  vie, nos pensions en Wallonie et à Bruxelles, est une tromperie.
 
En effet le constat final est bien là : le fédéralisme est devenu la grande tromperie belge !
Le fédéralisme à purement et simplement légalisé le statut minoritaire des Wallons et des Bruxellois et quoiqu'il  se passe c'est la Flandre qui mène le jeu ,aujourd'hui avec des partis dit plus modérés , demain avec d'autres ....

 

Dans un tel contexte, affirmer que "le social  peut se faire sans le communautaire" et qui plus est dans un cadre "belge" comme on a pu l'entendre lors du congrès de FGTB de ce  1er mai à Namur, c'est se fourvoyer. (Certains ont manifestement bien oublié André Renard).
 
Il est faux de laisser encore croire cela  aux travailleurs wallons et Bruxellois  sauf que de leur dire alors toute la vérité :

 

  • Qu’un projet de solidarité qui garanti une sécurité sociale à long terme ne peut s'appuyer que sur une structure nationale solide, et cela ce n'est déjà plus à l'ordre du jour de la Belgique. 
  • Que le fédéralisme belge est un échec  et que  son  instrumentalisation par la Flandre n'a pour but que d'acquérir toujours plus de Flandre, plus d'autonomie avant la séparation.

 

La vérité : c'est l'urgence et la nécessité pour la Wallonie de se redéfinir un cadre  et un projet politique. 

 
Retrouver une véritable cadre nationale qui respecte la  solidarité entre ses régions, ses collectivités et ses citoyens par l'intégration de nos deux régions  à la France ainsi qu'un projet politique qui  leur assurera à long terme une sécurité sociale,des pensions plus décentes et leur rendra une efficacité politique et économique.
 
Wallons et Français, à l'exemple de l'Alsace ou d'autres régions de France notre identité s'épanouira bien mieux qu'elle ne le peut actuellement dans le carcan "belge"

 

Un projet d'intérêt général  inspiré par son pluralisme et au-delà des clivages partisans que porte le R.W.F.
 
A relire et à méditer
 
 

 

 

 



Actualités | Communiqués | Réflexions et analyses



Lettre Info


Retrouvez nous sur
Facebook
Twitter

Sur Twitter
text/html; charset=UTF-8