A propos de la Manifestation des travailleurs dans les rues de Namur. Renforcer le pouvoir d'achat et la solidarité .... qu'on ne s'y trompe pas !

Ce mercredi 11 juin 2008 par Marcel Kinet


  Pouvoir d'achat et solidarité sociale.
1er jour de l'an II de la crise de régime
  Après Liège et à Mons, à l'appel des syndicats, les travailleurs manifestent aujourd'hui dans les rues de Namur pour la préservation du pouvoir d'achat et le renforcement de la solidarité sociale.
 
Mais que les travailleurs et leurs représentants syndicaux ne s'y trompent pas.
  Un projet de solidarité qui garanti une sécurité sociale à long terme ne peut s'appuyer que sur une structure nationale solide ….et cela n'est déjà plus à l'ordre du jour de la Belgique !!
 
Le double  constat est là : 
  • Celui de l'échec historique du fédéralisme belge et son  instrumentalisation par la Flandre afin d'acquérir toujours plus de Flandre et réaliser son propre projet de société.
  • Celui de la nécessité pour la Wallonie de se redéfinir un cadre  et un projet politique.
 Qui peut encore nier en tant qu'observateur un peu sensé, que le débat communautaire et le débat socio-économique sont indissociables.
Pour achever de s'en convaincre il suffit de relire les récentes déclarations de Marianne Thyssen présidente du CD&V lors de sa charmante balade en famille à Plopsaland 
Ce 27 mai dernier à la Maison de la Laïcité de Charleroi, en présence de représentants du monde syndical et politique Paul-Henry Gendebien président du R.W.F., dans un discours a destination du monde du travail, a exprimé le point de vue du R.W.F. au sujet de l'avenir de la Wallonie.
A noter l'intervention personnel de Ernest Glinne ancien président du groupe socialiste européen qui a soutenu cette intervention largement applaudie par l'assemblée.

Un extrait de ce discours :
 
Aujourd'hui, il faut poser la question préalable : quel sera demain le cadre politique de la société wallonne ?
Le cadre politique belge est en voie d'évaporation et de disparition parce qu'il a subi un choc fatal entre deux nationalismes.
Il n'y a que deux nationalismes en Belgique !
  •  un nationalisme flamand sûr de lui-même, qui avance masqué, appuyé sur un projet économique et social très marqué à droite;
  • un nationalisme belge défensif, classique, politiquement correct, arc-bouté sur une bourgeoisie wallon-bruxelloise idéologiquement inconsistante, monarchiste et européiste.
A côté de ces nationalismes, il n'y a pas de nationalisme wallon. Ce qui est positif. Mais il n'y a rien à la place.
On voit bien que l'institutionnel et l'économico-social sont étroitement imbriqués, intimement liés, même si le discours officiel des quatre présidents francophones tend à le nier.
 
La Flandre affirme ce lien. C'est au nom de son projet de société qu'elle veut plus de pouvoirs, qu'elle exige des compétences homogènes, etc.
 
La Flandre demande le pouvoir flamand, c'est-à-dire la souveraineté, parce qu'elle veut :
  •    Une pression sur les bas salaires;
  •   Une plus forte flexibilité de l'embauche et des licenciements;
  •  Une baisse de l'impôt sur les sociétés


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