D’un côté, les flamands martèlent encore et encore leurs
revendications d’avancée significative dans la réforme de l’Etat. Mais par
Etat, nous ressentons de plus en plus clairement que c’est de l’Etat flamand
dont ils parlent. Leurs paroles ont l’avantage d’être claires pour ceux qui
réfléchissent, analysent.
Mais qui en Wallonie analyse ?
Les journalistes qu’une motivation profonde anime, celle
d’occulter, de ne pas faire peur ?
Non bien sûr : ne pas mettre au courant la population
de la réalité flamande donne un sentiment de confort ; c’est la raison
d’Etat qui prône sur l’information.
Les politiciens ? Alors là loin s’en faut puisque
Milquet parle du bien de l’Etat et de la population ; puisque Di Rupo
s’acharne, même si un journaliste veut l’amener pour une fois sur le terrain
« communautaire », à parler pouvoir d’achat et de rien d’autre.
Reynders qui se réfugie timidement sur un état « wallobru » (qui soit dit en passant nous ferait crever fiscalement et
socialement).
Les écolos qui, puisque le wallon parait « belgicain »
le sont aussi mais que si le wallon était indépendantiste ou rattachiste, ils le
seraient aussi !
Donc, face à l’unanimité flamande, la « Wallonie »se tait, met la tête dans le sable au risque de se réveiller trop part avec une
belle gueule de bois avec tous les excès, les paniques incontrôlées que cet
aveuglement entretenu amènerait.
Que va-t-il se passer alors ?
Premier scénario :
La capitulation des francophones
Motivations : sauver le pays, même si ce pays n’est
plus un pays de cocagne ; pour le roi, le confort
« intellectuel » de la population, le maintien des privilèges des
politiciens (mandats, nombre d’élus, postes ministériels).
Scénario plausible puisque déjà réalisé dans le passé !
Deuxième scénario :
La capitulation (ou rabaissement des prétentions flamandes,
politiquement correctement dit) des flamands.
Motivations : retarder, sans abolir, l’indépendance de
la Flandre pour profiter encore de la Belgique à Papa
Risques : une déconfiture électorale future ;
ce
qui diminue la réalisation même de ce scénario.
Un compromis à la belge
Motivation : arranger tout le monde
Risque du côté wallon : recul de l’esprit démocratique,
se montrer sur son beau côté à l’électeur en jurant que c’est la der des ders
en matière de réforme institutionnelle.
Risque du côté flamand : il n’y en a que très peu car
tôt ou tard, ils reviendront à la charge.
Quatrième scénario :
"Les francophones ont des c....
au cul et disent non à toute avancée vexatoire ; les flamands se braquent
et font pèter le bazar, et hop une intervention royale de dernier recours et
hop quelques bonzes « belgicains » pour sauver le pays et puis hop,
zut, ça ne marche pas et puis …......."
On en reparlera !