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Ni Flamands ni soumis !Philippe Marsigny 09 mars 2011L’autodétermination est un droit. Et la manière de le faire respecter est d’organiser des consultations locales. Que s’est-il passé dans les années 70 en Suisse ? Lorsque le canton du Jura a quitté le canton de Berne, les communes ont eu le choix, par plébiscite, de rester ou non avec le canton de Berne. Demander l’avis des citoyens par consultation populaire ou referendum est la seule solution vraiment démocratique pour résoudre les problèmes de territoire. Aujourd’hui, le Canton du Jura est un État dont
personne ne songerait à contester la validité. Lorsque le Jura souhaita quitter
le canton de Berne dans les années 60 et 70 la polémique qui agitait l’opinion
était violente. Et pour d’aucuns, être « séparatiste! » avait valeur d’injure.
Ni Flamands, ni soumis ! Il n’est pas question
d’accepter les diktats de la Flandre.
Il est évident aujourd’hui que la majorité des
Flamands souhaite l’indépendance à terme. Faut-il rappeler que cette indépendance figure
dans le programme de la NVA mais aussi d’autres partis : le Vlaams Belang,
le SLP, le LDD et sont également indépendantistes un grand nombre d'élus CD§V,
socialistes, libéraux et écologistes ?
Vous avez dit scission de BHV ? Si les Flamands sont intransigeants sur ce point,
c’est dans leur idée que la Région flamande est unilingue, et que les
francophones qui décident d'y vivre doivent s'intégrer. Les Flamands essayent
de faire croire à une simple opération technique, alors que dans les faits par
cette scission plus aucune entité linguistiquement non homogène (en dehors de
Bruxelles) ne subsisterait à l'intérieur des frontières flamandes. La Flandre pourrait
prendre son indépendance, avec la frontière de son Etat internationalement incontestable,
Bruxelles enclavé à l’intérieur.
Et si nous changions la donne ? Exigeons
D’ABORD, une consultation populaire dans toutes les communes « à facilités
linguistiques » (et pas seulement BHV). Et APRES, nous parlerons de la
scission de BHV.
Je ne dénie pas le fait que nous avons élu des
hommes et femmes politiques avec pour objectif de négocier une nouvelle vision
du pays. C’est un processus démocratique. Mais parfois, nos élus s’accommodent
d’une démocratie tronquée. Ce n’est pas nouveau. Et pas seulement chez nous.
En 1962, Une
motion de censure fait tomber le gouvernement du général de Gaulle. La majorité
des partis refuse le referendum pour l’élection du Président de la République
au suffrage universel. Le Général dissout l’Assemblée Nationale et organise le referendum
du 28 octobre 1962 qui verra 62 % des suffrages s’exprimer en faveur de sa
proposition. Saisi par le président du Sénat, le Conseil constitutionnel se
déclare incompétent pour statuer sur la conformité d'une loi référendaire à la
Constitution, au motif principal qu’une telle loi constitue l’expression directe de la souveraineté nationale.
Nous sommes dans la même situation. L’autodétermination est un droit. Nous devons exiger une consultation populaire. C’est l’expression directe de la souveraineté citoyenne. Pour ma part, je me refuse de vivre dans un pays
dominé par la Flandre. Ou, dans un pays réduit à une portion congrue, avec une
capitale restée en Flandre (ou vidée de sa substance ayant perdu son statut de
région).
Ni Flamands, ni soumis ! Qui m’aime, me
suive ! * … Exigeons une consultation populaire
* Parole de
Philippe VI de Vallois, à la bataille de Cassel qu’il gagna contre la Flandre
en 1328 |
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