On nous cache tout! ...suite et explications ...

Philippe Marsigny 02 mars 2011


D’aucuns, dont une amie proche, laissaient entendre que mon précédent article était quelque peu démagogique.

Pourquoi ?
 
Parce que je disais la Belgique gangrénée par le clientélisme, la corruption, la gestion politique désastreuse avec ses cabinets pléthoriques, ses travaux inutiles, ses intercommunales dispendieuses, ses cadeaux aux amis…?
 
Parce que j’osais affirmer que le pouvoir avait des tendances népotiques ?
Dans un petit livre intitulé « Démocratie ou Particratie ? 120 propositions pour refonder le système belge ». (Editions Labor, la Noria, ISBN :2-8040-1850-4, 167 pages, 15 euros) Les auteurs (Alain Destexhe, sénateur MR, Alain Eraly, professeur à l’ULB et Eric Gillet, avocat) y dénoncent la politisation généralisée, les effets pervers des cabinets ministériels pléthoriques, le manque d’efficience de nos gouvernements, la bureaucratie aussi inefficace qu’omniprésente, les dérives de l’Etat de droit, la complexité institutionnelle, la gestion publique déficiente et l’absence d‘évaluation des politiques. Dans une seconde partie, ils évoquent le déficit démocratique des « partis démocratiques », la marginalisation des parlements, le problème du cumul des mandats, les inégalités entre élus, les dérives du financement des partis, les campagnes électorales inéquitables…  Voici, sur La Libre, un article sur le livre avec interview des auteurs : Cliquez ICI
  
Et puis, n’employons pas de mot à tort et à travers : Démagogique mon article ?
« Le discours du démagogue sort du champ du rationnel pour s'adresser aux passions, aux frustrations du peuple. Il recourt en outre à la satisfaction immédiate des souhaits ou des attentes du public ciblé, sans recherche de l'intérêt général mais dans le but de s'attirer la sympathie et de gagner le soutien. », dit Wikipédia.
 
Mon article n’a rien d’irrationnel. Je viens de compléter mon argumentation.
Quant à la « satisfaction immédiate des souhaits » des citoyens, laissez-moi rire. Depuis combien de temps cette situation perdure t-elle ?
 
Bien sûr, je ne mâche pas mes mots. Exemple : corruption. Je vous fais grâce de la définition.
Épinglons juste un titre de La Libre, le 29/10/2010 : « Nouvelle corruption à Charleroi ». Et cette analyse tirée du blog d’ Alain Destexhe : 
« Le Parquet de Charleroi a récemment réclamé le renvoi de 62 personnes - toutes socialistes - devant le tribunal correctionnel. Une affaire exceptionnelle (elle concerne notamment deux anciens bourgmestres ainsi qu'une douzaine d'anciens échevins) en fait, unique sans doute en Europe occidentale, celle de la dérive de tout un système qui concerne bien d'autres communes que la Ville de Charleroi, exemple emblématique mais malheureusement loin d'être isolé. Je m'étonne qu'une telle information ne fasse l'objet que d'un traitement relativement mineur dans les médias francophones belges. » C’est Alain Destexhe qui souligne)
 
Et je pose la question : Ne doit-on attaquer le pouvoir en place qu’à fleuret moucheté ? Et pourquoi, s’il vous plaît ? 


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