Une conférence de presse organisée par les Villes de Dinant et Givet ce lundi 9 mars 2009 Un billet de Alain Radart
Ce
lundi s’est tenu une conférence de presse conjointement organisée par
Monsieur Fournaux Maire de Dinant et Monsieur Wallendorff Conseiller Général des Ardennes et Maire de Givet.
Etaient
présents entre autres, le Président du Conseil Général des Ardennes Monsieur Huré, le représentant du Maire de Charleville-Mézières, le Président du syndicat FGTB pour la Province de Namur Monsieur Flamey,
Monsieur Willy Borsus, et une délégation du RWF venue en soutien au
projet représentée par Paul-Henry Gendebien, Jeannine Holsbecks et
moi-même.
Après un mot de bienvenue de Messieurs Fournaux et Wallendorff, s’en est suivi un exposé de Monsieur Markus
Rieder, chercheur Suisse spécialisé dans le trafic régional ferroviaire
en Belgique, en France et en Suisse.
Exposé réfutant la thèse de Monsieur Lebrun ,à savoir, la concurrence qu'il y aurait entre cette ligne et celle
d’Athus-Meuse, en invoquant entre autre : « la sinuosité du tracé et le
tunnel de Moniat interdisant tout trafic de fret à grand gabarit ».
« Par contre elle peut être utile pour le trafic marchandise local et ainsi contribuer au développement industriel régional ».
Quant au Ravel, des solutions existent pour faire cohabiter les deux projets.
« Le
cas de la réouverture de la ligne ferroviaire Malles-Merano (Suisse),
avec une piste cyclable parallèle à la ligne ferroviaire, a montré
qu’il y a complémentarité entre rail et vélo ».
Un
Ravel comme seule initiative est « difficilement défendable sous
l’angle de l’intérêt public » !
Mais qui se soucie encore de l’intérêt
public en Wallonie ?
Monsieur
Rieder démonte aussi l’argument vertement défendu par Monsieur Bayenet
qui voudrait que seule subsiste la ligne des TEC Dinant-Givet en
mentionnant les retards des bus (embouteillage à Hastière) cause pour
laquelle, on rate souvent son train à Dinant.
De plus la durée du trajet
est bien supérieure qu’elle ne le serait avec une liaison ferroviaire.
« Pendant
les jours ouvrables, le dernier bus vers Dinant quitte Givet à 18h32
déjà ; dans l’autre sens, le dernier bus arrive à Givet à 20h29. Le
trajet dure environ 35 minutes, avec des retards réguliers aux heures
de pointe ».
Ensuite Monsieur Huré a rappelé que
la France
s’engage à payer 50% de l’investissement alors que 90% du tracé de la
ligne est en Belgique et que c’est la première fois en Europe qu’un
Pays interviendrait financièrement dans un autre.
Le coût de la remise
en service de la ligne 154 Dinant Givet a été estimé en 2004 à 23
Millions d’Euro à concurrence de 6 Millions pour
la Belgique.
L’Union Européenne pourrait sans doute en payer une partie pour recréer une liaison internationale.
Il
y va de l’intérêt général de rouvrir cette ligne ferroviaire à l’heure
ou la crise financière menace nos emplois, dans une région ou le taux
de chômage est presque deux fois supérieur à celui de
la Champagne-Ardenne.