Projet de réouverture de la ligne Namur-Reims, via Dinant-Givet au trafic voyageurs ! ..La suite....

Ce mardi 10 mars 2009


Une conférence de presse organisée par les Villes de Dinant et Givet ce lundi 9 mars 2009   Un billet de Alain Radart

Ce lundi s’est tenu une conférence de presse conjointement organisée par Monsieur Fournaux Maire de Dinant et Monsieur Wallendorff Conseiller Général des Ardennes et Maire de Givet.

Etaient présents entre autres, le Président du Conseil Général des Ardennes Monsieur Huré, le représentant du Maire de Charleville-Mézières, le Président du syndicat FGTB pour la Province de Namur Monsieur Flamey, Monsieur Willy Borsus, et une délégation du RWF venue en soutien au projet représentée par Paul-Henry Gendebien, Jeannine Holsbecks et moi-même.

Après un mot de bienvenue de Messieurs Fournaux et Wallendorff, s’en est suivi un exposé de Monsieur  Markus Rieder, chercheur Suisse spécialisé dans le trafic régional ferroviaire en Belgique, en France et en Suisse.
Exposé réfutant la thèse de Monsieur Lebrun ,à savoir, la concurrence qu'il y aurait entre cette ligne et celle d’Athus-Meuse, en invoquant entre autre : « la sinuosité du tracé et le tunnel de Moniat interdisant tout trafic de fret à grand gabarit ».
« Par contre elle peut être utile pour le trafic marchandise local et ainsi contribuer au développement industriel régional ».
Quant au Ravel, des solutions existent pour faire cohabiter les deux projets.
« Le cas de la réouverture de la ligne ferroviaire Malles-Merano (Suisse), avec une piste cyclable parallèle à la ligne ferroviaire, a montré qu’il y a complémentarité entre rail et vélo ».
Un Ravel comme seule initiative est « difficilement défendable sous l’angle de l’intérêt public » !
 
Mais qui se soucie encore de l’intérêt public en Wallonie ?
 
Monsieur Rieder démonte aussi l’argument vertement défendu par Monsieur Bayenet qui voudrait que seule subsiste la ligne des TEC Dinant-Givet en mentionnant les retards des bus (embouteillage à Hastière) cause pour laquelle, on rate souvent son train à Dinant.
De plus la durée du trajet est bien supérieure qu’elle ne le serait avec une liaison ferroviaire.

« Pendant les jours ouvrables, le dernier bus vers Dinant quitte Givet à 18h32 déjà ; dans l’autre sens, le dernier bus arrive à Givet à 20h29. Le trajet dure environ 35 minutes, avec des retards réguliers aux heures de pointe ».

Ensuite Monsieur Huré a rappelé que la France s’engage à payer 50% de l’investissement alors que 90% du tracé de la ligne est en Belgique et que c’est la première fois en Europe qu’un Pays interviendrait financièrement dans un autre.
Le coût de la remise en service de la ligne 154 Dinant Givet a été estimé en 2004 à 23 Millions d’Euro à concurrence de 6 Millions pour la Belgique.

L’Union Européenne pourrait sans doute en payer une partie pour recréer une liaison internationale.

Il y va de l’intérêt général de rouvrir cette ligne ferroviaire à l’heure ou la crise financière menace nos emplois, dans une région ou le taux de chômage est presque deux fois supérieur à celui de la Champagne-Ardenne.

                                                                                  


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