Vaclav Klaus conseille de suivre l'exemple tchécoslovaque

2008


Dans une interview exclusive à l'hebdomadaire flamand Knack, le Président de la République Tchéque, Vaclav Klaus, recommande de suivre l'exemple tchécoslovaque.
En tant que l'un des principaux négociateurs de la "séparation de velours", il sait de quoi il parle.
Cette interview est disponible en tchèque sur son site officiel et en néerlandais sur le site de Knack :
http://www.hrad.cz/cms/cz/prezident_cr/klaus_projevy/5515.shtml
http://www.knack.be/nieuws/europa/exclusief--klaus-roept-belgie-op-voorbeeld-tsjechoslovakije-te-volgen/site72-section25-article20204.html
 
En voici la traduction :

Quels souvenirs avez-vous gardés de la séparation de l'état fédéral tchécoslovaque ? Vous étiez un des principaux négociateurs à la Villa Tugendhat en 1992 à Brno.
KLAUS: Depuis la chute du communisme en 1989, l'état fédéral tchécoslovaque se dirigeait lentement mais sûrement vers une séparation.
Le régime communiste opprimait largement de nombreuses naturelles ambitions personnelles, y compris le rêve de la souveraineté nationale et de l'indépendance.
Les Slovaques voulaient - pour la première fois dans l'histoire - suivre leur propre route. Les discussions et négociations à la Villa Tugendhat en 1992 à Brno étaient une acceptation de cette ambition. Rien d'autre que cela.

Quel fut le point le plus difficile durant ces négociations ?
KLAUS: Le plus difficile, ce fut d'éviter les projets non réalisables : la "troisième voie", les solutions mixtes, les tentatives pour être à moitié cocu ... Appelez cela comme vous voulez.
Certaines personnes spéculaient là-dessus, voulaient réussir cette troisième voie. Mais notre position était claire : ou ... ou.

Voyez-vous une ressemblance entre la situation dans laquelle se trouvait votre pays et la situation actuelle en Belgique ? Peut-être avez-vous eu encore récemment des contacts avec des politiciens belges ?
KLAUS: Je n'oserais pas prendre contact en la matière avec des politiciens belges. C'est à eux de résoudre le drame belge actuel. On ne peut importer une solution venant de l'étranger. Ce serait une tragique erreur.
Mais je constate la profonde division au sein de la société belge, et ce sont sans doute de profondes tranchées (de division). Mon conseil serait dès lors : suivez vite notre exemple : ou ... ou.


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